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Pourquoi sommes-nous inondés ?

  • Photo du rédacteur: Yann Batailhou
    Yann Batailhou
  • 1 nov. 2024
  • 2 min de lecture

Les derniers évènements climatiques qui ont frappés la France (Ardèche, Var …) et l’Espagne (Valence …) ne vous auront pas échappé : des millions de dégâts, des centaines de morts.


Tous les scientifiques s’accordent à dire la même chose. Ces crues meurtrières sont dues aux changements climatiques qui accentuent l’effet des pluies diluviennes ainsi qu’à l’urbanisation galopante qui imperméabilise les sols.


Maintenant que nous savons, agissons-nous ? Et bien, non !


Vendôme, pas exemple, est un beau cas pratique de l’ineptie ambiante. Depuis que j’y habite, j’en ai vu partir des hectares de prairies et de friches en fumée, et au nom de quoi : au nom du développement économique non réfléchi, non durable et non respectueux des espaces agricoles et naturels.


Par ici, le contournement de vendôme, en plusieurs tronçons… Par-là, la ZAC de la Vallée Laurent… Ailleurs, les lotissements et constructions neuves sur les dernières prairies et les derniers vergers situés dans l’agglomération : autant de zones naturelles qui peuvent absorber l’eau et préserver la biodiversité mais qui ne seront plus jamais fonctionnelles.


Voilà maintenant que le Groupe IDEC ratiboise plusieurs hectares non loin de la gare TGV pour y construire son projet industriel cosmétique au ras de la forêt de Vendôme.

Un projet qui aura épargné de justesse la mare située sur le site (cf. photos), cette dernière encerclée par les travaux de terrassement. Probablement que l’étude d’impacts environnementale aura dévoilé des enjeux sur cette mare, ce qui aura contraint les promoteurs à tourner autour, jusqu’au ras du ras, sans laisser aucune zone tampon entre leur projet mortifère et ce point d’eau, zone tampon pourtant indispensable aux libellules, amphibiens et toute autre faune et flore.

Comme ils ont dû être embêtés avec cette mare pour créer un site qui produira des produits afin que ces dames puissent se peinturlurer comme des voitures volées. Il n’est pas dit non plus que la mare en question ne reçoive pas les effluents desdits produits cosmétiques, mais nous ne sommes plus à une pollution près.


J’entends d’ici les élus qui doivent acclamer le projet en raison des emplois qui seront créés, mais à quel prix : celui de sacrifier encore des terres, pour une finalité discutable (« it’s my KIKO milano »), quitte à imperméabiliser encore des sols et s’étonner d’avoir ensuite de l’eau jusqu’aux genoux.


Quant à la biodiversité, inutile d’en parler car tout le monde s’en fout : il n’y a qu’à les voir avec leurs tractopelles quand il s’agit de niveler un espace, rentrant dans tout ce qui peut être gorgé de vie, sans le moindre scrupule, ni le moindre respect.


La nature va donc se fâcher une fois de plus et nous laisser dans notre incrédulité habituelle.

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