De la complaisance des politiques à l'égard des lobbies économiques ?
- Yann Batailhou

- 10 juin 2019
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L’effondrement de la Biodiversité et la perte des fonctions écosystémiques est principalement due à la dégradation des sites naturels…Dans un projet de décret, le Ministère de la Transition écologique veut faciliter encore davantage la dégradation des sites qui le sont déjà (il veut désinscrire 557 sites inscrits considérés comme irréversiblement dégradés ou couverts par une autre protection de niveau au moins équivalent) plutôt que d’œuvrer à les restaurer (car considérés comme « non restaurables » : peut-on aller sur la Lune ou sur Mars tout en n’étant pas capable de restaurer un site ?), malgré le fait que le Gouvernement ait promulgué la loi n° 2016-1087 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages le 8 août 2016. Il suffirait donc de commencer à dégrader un site (activité largement répandue de nos jours) pour obtenir l’assentiment par le Ministère de la Transition écologique de poursuivre sa dégradation jusqu’à son terme (car les conséquences de ce nouveau décret conduiraient à faciliter les travaux sur les sites inscrits, à l’instar d’un autre projet en cours concernant les sites classés) : une façon très contradictoire de mettre des actes en conformité avec des lois, en l’occurrence avec la n° 2016-1087. Peut-on légitimement se demander à quel lobby ce décret va-t-il profiter ? Peut-on aussi tout simplement se demander comment a-t-on pu permettre la dégradation de sites inscrits au point de vouloir (pouvoir) maintenant en arriver à les désinscrire ? Et du coup, peut-on aussi tout simplement se demander si on ne nous prendrait pas encore pour des cons ?
Décret :
Loi n° 2016-1087 :































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